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Les arrières français ont rarement déstabilisé les défenses adverses (Reuters)

Des arrières bridés

Dernier volet du bilan de la Coupe du Monde de l’équipe de France avec l’attention portée sur les lignes arrières.
Par Mathieu Idiart.
 
Images de la Coupe du Monde de Rugby
Vincent Clerc
L’une des grandes satisfactions tricolores de la compétition. Régulièrement sous-estimé par Bernard Laporte, le Toulousain a gagné ses galons de titulaire en cours d’exercice au prix notamment d’un doublé salvateur contre l’Irlande. Meilleur marqueur d’essai français du Mondial, l’ancien ailier grenoblois a démontré, par sa vitesse et ses crochets, qu’il figurait parmi les meilleurs spécialistes dans le monde à son poste. Clerc devrait enfin s’installer chez les Bleus.

Christophe Dominici
Pour son troisième Mondial et probablement sa dernière grande compétition internationale, Christophe Dominici rêvait d’une fin en apothéose. Le rêve a viré au cauchemar. Mis à l’index après sa sortie ratée face à l’Argentine, le Parisien a mal vécu son éviction et le fait d’avoir à prouver sa valeur contre la Géorgie. Son retour dans le groupe lors des phases finales n’a pas été une réussite et Dominici a manqué au final sa sortie internationale.

Cédric Heymans
Le symbole des errements tactiques de Bernard Laporte. Propulsé à l’arrière pour le match d’ouverture, le Toulousain a rendu des services à ce poste mais son manque de vécu a parfois été criant. Plus à l’aise sur son aile, il a apporté un jeu au pied assez efficace mais n’a jamais réussi à déstabiliser les défenses adverses par ses courses.

Aurélien Rougerie
Titulaire lors du match d’ouverture, le grand blond avait été l’un des rares Français à ne pas décevoir face aux Pumas. Le Clermontois allait pourtant vivre les gros matches suivant depuis les tribunes. Un choix toujours aussi incompréhensible au vu des performances de Rougerie.

Yannick Jauzion
La Coupe du Monde a confirmé ses difficultés du moment. Celui qui était considéré, il y a encore peu, comme le meilleur spécialiste à son poste a perdu son statut de titulaire en phase de poules avant de se reprendre et de livrer une partie consistante en défense face aux Blacks. Malheureusement sans suite pour le Columérin très loin de son niveau durant cette Coupe du Monde.

David Marty
Le Perpignanais a su faire fructifier la confiance que Bernard Laporte avait à son égard. David Marty a ainsi bénéficié d’un temps de jeu conséquent mais n’en a pas toujours fait bon usage. Intéressant en percussion mais limité dans la création, le Catalan a également commis beaucoup de fautes de main coupables.

Damien Traille
Une Coupe du Monde à vite oublier pour le Biarrot. Damien Traille a pourtant été solide dans l’ensemble mais sa tergiversation sur l’essai anglais en demi-finales ternit son bilan et devrait le hanter pendant de nombreux mois. Dommage car l’ancien Palois avait su répondre présent à l’arrière en quart en soulageant les Bleus au pied et en initiant l’essai de la victoire.

Clément Poitrenaud
L’un des plus meurtris à l’issue de cette Coupe du Monde. Seul spécialiste à l’arrière, Clément Poitrenaud s’attendait à débuter contre les Pumas. Il prendra une première gifle en voyant Heymans titularisé. Relancé après un bon match contre l’Irlande, il subira un deuxième affront avec le choix de Traille à partir des quarts. Poitrenaud a également mal vécu sa médiatisation forcée après qu’il a lu la lettre de Guy Môquet à ses coéquipiers, avant le match d’ouverture, à la demande de Bernard Laporte.
Dossier Spécial Coupe du Monde de Rugby 2007.