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David Skrela et les Bleus sont attendus par toute la France (Panoramic)

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La France ouvrira la 6e édition de la Coupe du Monde, vendredi, devant l’Argentine. Dans une poule D très relevée, les Bleus comptent sur un succès pour lancer leur campagne.
Par Bastien Aubert.
 
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«Se nourrir de cette pression»
«Cette Coupe du Monde, je la vis depuis quatre ans. Je me souviens qu’à la fin du match pour la troisième place en 2003, Bernard Laporte nous disait qu’elle commençait maintenant». Quatre ans déjà que Serge Betsen et Cie sont revenus bredouilles de leur séjour dans l’hémisphère sud. Avec en mémoire un sombre revers essuyé sous le déluge d’une sournoise nuit australienne qui avait très mal fini face aux futurs champions du monde anglais. La désillusion était terrible, inqualifiable. Depuis, l’équipe a offert de nouveaux visages mais certains cadres n’ont pas bougé. Si impatients de débuter leur opération rachat dans leur écrin majestueux du Stade de France. On pense ici à Betsen, donc, mais aussi Christophe Dominici ou Fabien Pelous. Entre autres. L’épine dorsale est donc là, consciente du danger guettant inévitablement toute nation avant de débuter une compétition planétaire sur ses terres. «Il faut se nourrir de cette pression car elle peut nous permettre de trouver une cohésion supplémentaire entre nous. Il faut prendre tout ce qu’il y a de bon à prendre dans tout cet environnement», nous a déjà confié Yannick Jauzion.

Cette même pression sera d’autant plus grande que l’on sait les Bleus héritiers de la poule D, la plus dense de la compétition, et d’un match d’ouverture piégeux contre l’Argentine, nation qui a fait le plus de progrès lors de cette décennie. Ne pas donner les Français favoris serait toutefois un leurre même si ces derniers ne sont jamais aussi forts que lorsqu’ils empruntent le costume d’outsiders. Le risque est pourtant là et tous s’attendent à un match de roublards qui devrait frôler le déloyal, à la limite de la ligne jaune, le respecté étant trop présent pour oser la franchir. «C’est une équipe accrocheuse, qui ne lâche jamais. Ils connaissent le jeu français puisque la plupart d’entre eux jouent en France. On sait qu’ils vont être dangereux. A nous d’être présents dans l’engagement et de faire preuve d’initiative dans le jeu pour les empêcher de trouver des solutions», prédit Betsen.

La gestion du cas Hernandez
Le flanker du BO sait que la rencontre a déjà commencé lundi. Lorsqu’un Bernard Laporte matinal a dévoilé la liste de son équipe type en réservant une surprise avec la titularisation de Cédric Heymans à l’arrière. Un choix avoué et légitime de faire figurer plus d’avants que d’arrières sur la liste afin de répondre au combat physique qui s’annonce périlleux. Dans la foulée, Marcelo Loffreda lui a emboîté le pas en se privant de son meilleur buteur Federico Todeschini pour offrir le maillot de n°10 à Juan Martin Hernandez. Un point partout donc, même si le coup d’envoi n’a pas encore été sifflé. Sur la pelouse dionysienne, on ne s’attend pas à ce que le tableau d’affichage soit dans tous ses états, les Pumas étant plus connus pour leurs qualités au près plutôt qu’au large. A ce titre, une des clés du match résidera dans la gestion du cas Hernandez. Véritable homme à tout faire, le magicien du Stade Français connaît le stade par cœur mais devrait paradoxalement manquer de repères, lui qui n’a disputé qu’un seul match officiel à l’ouverture sous le maillot albiceleste (en 2005 face à l’Italie).

Pumas, bêtes noires
Son choc frontal avec Betsen, plaqueur incurable, incorrigible gratteur de ballons et meilleur joueur du monde dans le cœur de Tana Umaga, vaudra son pesant d’or. Tout autant que le combat qui se profile à l’avant avec les plus grands spécialistes aux postes de talonneurs et de piliers. Les Français, privés du polyvalent Sylvain Marconnet, vont souffrir même si les matches de préparation ont rassuré sur leurs compétences. Les qualités des deuxièmes et troisièmes lignes, enrôlés pour leurs aptitudes de guerriers, devraient jouer en leur faveur, l’entrée de Sébastien Chabal en cours de match étant attendue par tout un peuple. La dernière énigme de la partie concerne la sortie de ballons propres et l’utilisation des couloirs. Un passage obligé avant de penser à lancer des contre-attaques, comme ont su le faire à la perfection les Gallois en août même s’il s’agissait de la première sortie estivale des Pumas. Des Argentins qui sont les bêtes noires des Bleus sous l’ère Laporte, avec quatre succès lors des cinq confrontations, depuis sa prise de fonction. Bonne nouvelle : la plus récente a vu la victoire, étriquée, des Bleus à l’automne 2006 (27-26). Et il y a fort à parier qu’ils signeraient tout de suite pour un résultat similaire. La physionomie en moins.

Programme de la Poule D :
Vendredi à 21h00
France - Argentine

Dimanche à 20h00
Irlande - Namibie
Dossier Spécial Coupe du Monde de Rugby 2007.