Journal de la Coupe du Monde
 
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Raphaël Ibanez et les Bleus n'ont pas su gérer la pression (Panoramic)

C’est grave docteur ?

Après la piètre prestation de l’équipe de France contre l’Argentine (12-17), le docteur Laporte va devoir trouver des remèdes. Mais les connaît-il seulement ?
Par Guillaume Serres.
 
Images de la Coupe du Monde de Rugby
Au Stade de France

Laporte compatit
Mine triste, accent quasi dépressif, un peu perdu sur l’estrade centrale, le Bernard Laporte qui s’est présenté en conférence de presse d’après match samedi soir au Stade de France a visiblement pris une gifle. Et une grosse qui plus est. C'est la version gueule de bois, sans la fête qui va avec. «On est extrêmement déçus. On a été fragiles et fébriles. C’est fort dommage d’avoir démarré la compétition comme cela.» Le ton est donné. Incapable d’expliquer pourquoi ses hommes ont tant déjoué dans un ce premier match, le sélectionneur national n’a pas dû passer une bonne nuit. Pire, après les trois matches de préparation largement concluants, il faut tout reprendre à zéro. «On compatit avec eux. Quand on regarde le match, c’est trop facile de dire, ils ont été nuls. Certainement que nous, le staff, n’avons pas su leur enlever la pression. On fait le constat et on s’inclut logiquement dedans.»

Ibañez sans réponse
Capitaine (de corvée) pour tenter d’expliquer le malaise, Raphaël Ibanez n’a pu non plus su donner de raisons précises à cette rencontre pour le moins inaboutie. «On a préparé ce match de la meilleure façon. Je crois que l’attente était immense. Pour nous, c’est une vraie grosse déception. L’équipe n’a pas été à la hauteur de l’évènement et du soutien du public.» Certes, mais une fois de plus, les maux sont (re)connus, reste à trouver le remède. «Ce sont des choses qui ne s’expliquent pas (...) Sur le terrain, les bonnes équipes, elles arrivent à exécuter leur jeu, quel que soit le contexte, ouverture de la Coupe du Monde ou pas. Cela nous montre le chemin qu’il reste à accomplir», poursuit le talonneur. Une quelconque thérapie semble donc devoir s’imposer afin de lancer les Bleus dans la compétition. «Après tous les espoirs qui étaient placés dans cette équipe, cette défaite rend le challenge encore plus grand», confesse Ibañez. «On va continuer à les accompagner. Mais on ne va rien changer de particulier. On va préparer le match contre l'Irlande normalement.» Solution étonnante quand on sait que l’avenir des Bleus dans leur Coupe du Monde se jouera presque entièrement contre le Trèfle. Ces Coqs là ont été incapables de tenir leur niveau de jeu dans un match où ils avaient pourtant tout à gagner. Peuvent-ils réellement le faire dans une rencontre où ils auront tout à perdre ?
Dossier Spécial Coupe du Monde de Rugby 2007.